• Trêve co(s)mique

    Répit co(s)mique

     

    Notre récent départ en vacances ce week-end m'a procuré un sentiment désagréable, celui d'être vaguement maudite, cosmiquement parlant. L'impression de n'être pas aimée des astres.  

    Observons les signes tangibles qui ont nourri cette réflexion, car je peux conserver une démarche vaguement rationnelle en toutes circonstances. Mais si.

     

     

     

     

    Ainsi, après un mois et demi de canicule généralisée au pays et même à l'Europe - ça ne vous aura pas échappé? Sinon relisez le post précédent - charger les bagages par 17°C et rouler sous des trombes d'eau sans discontinuité des heures durant, peut sembler un peu raide quand même.

    Un peu comme si ton chat de griffait le visage au réveil et pissait sur ton canapé, sans raison, pour te souhaiter une bonne journée. 

    La transition fût rude! La veille, je barbotais dans la piscine chez des amis, avec bonheur et inconscience - puisque je ne regarde jamais la météo -  bénissant l'inventeur de la clim. Le lendemain, jour J tant attendu je me retins de brancher le chauffage, parce qu'évidemment j'étais en T-shirt, jupette et sandales (tenue légitime de tout vacancier consciencieux).

    C'est en branchant 107.7 que je réalisais mon erreur de jugement: nous étions visiblement des millions à galérer de concert, dont une moitié devait se réjouir - le temps idéal pour reprendre le boulot - mais l'autre se lamenter comme moi de partir en journée rouge. Il se pouvait donc que je sois dédaignée par la Chance Céleste, mais le fait de partager ce sort avec des millions d'inconnus m'apaisât un peu. C'est con mais c'est ainsi.

    Il nous restait toutefois à éviter les kilomètres de bouchons autoroutiers déjà constitués, et je reconnais ici fort humblement que je devrais définitivement cesser de railler mon mari, qui envisage toujours le pire.

    Grâce à son analyse, son anticipation et son GPS intégré aux neurones, nous avons suivi des itinéraires de délestage à chaque point stratégique, évitant majestueusement tout ralentissement, au grand bonheur de mon fils Noé qui supporte déjà très mal de perdre 6 heures de sa vie par jour d'école (dixit) mais ne tolère aucune minute d'inutilité en vacances. C'est un vaste problème dont je parlerai une prochaine fois.

    Nous voilà donc arrivés, fatigués mais heureux, déchargeant la voiture sous un orage violent qui me fit me sentir à nouveau pathétique, parce qu'il me manque clairement 20 cm de jambes pour que ma jupe trempée devenue transparente et me collant aux cuisses se transformât en attribut sexy. (Plutôt Pity Woman que Pretty Woman mais passons).   

    L'attente pour l'attribution du logement fût courte, la réceptionniste affable, nous avons envahi l'appartement avec plaisir. Il est spacieux, je déplorais toutefois l'absence de la vue plongeante sur le lac vert émeraude de l'an dernier, je me contenterai cette saison des télécabines et du parking environnant - en hiver ça doit être chouette et bien pratique - avec un peu de verdure autour quand même, il faudra m'entrainer à la vision sélective des choses, bel exercice de méditation appliquée.

    Les courses alimentaires ou un plongeon immédiat dans la piscine chauffée? Les trois gars n'hésitèrent pas et foncèrent au sous-sol, m'abandonnant lâchement à l'intendance des sacs. Je mis les literies, défis et rangeais les affaires, cherchant fébrilement le gros sac noir, celui qui contenait toutes mes fringues et celles de mon mari. Nom de dieu, on a oublié le gros sac noir!!Petit moment de solitude avant de constater que Rodolphe l'avait planqué dans un placard, drôle d'idée mais ouf!

    Je commençais à me calmer quand je tombais sur la poubelle des toilettes non vidée pleine de tampons usagés malodorants. Berk!!

    Le vague sentiment de malédiction divine me rattrapât en courant et je me promis  en vidant cette cochonnerie écœurante que je ne ferai pas le ménage en nettoyant les prises au coton-tige cette année.

    Comme je venais de finir, les garçons remontèrent de la piscine, Arthis avait fait une démonstration de papillon qui avait visiblement agacé et/ou impressionné un nageur plus âgé, qui déclara cependant forfait après avoir tenté de battre mon fils en crawl (mauvaise idée). Ils étaient affamés, mon mari décida qu'un petit resto s'imposait pour fêter le début des vacances. Le frigo étant vide et l'horaire trop avancé pour envisager une autre solution, nous partîmes joyeusement vers les ruelles du centre-ville, repérant une adresse sélectionnée via Trip-advisor.

    Mal nous en prit car nous mangeâmes des mets certes acceptables mais sans originalité, nous reçûmes nos plats avec 3/4h de décalage (!) et le service global dura 3 heures (au sens premier du terme hélas).

    Je réglais l'addition (ils ne prenaient pas la carte bleue! J'avais heureusement emporté mon chéquier) avec un vague sentiment de punition cosmique décidemment bien récurrent pour ce premier jour de vacances.

    Mais je dois vous laisser, le soleil brille enfin ce matin (par endroits) et je pense après réflexion que le Grand Cosmos n'a rien contre moi.

    Je suis juste un peu parano. L'an dernier déjà...

    Je vais partir en balade, bien équipée, avec la crème solaire, les vestes de rechange, de l'argent, un portable, un GPS, des fruits secs et ma bonne humeur. Et si le télésiège tombe en panne, ma foi...  

    Mille bises à tous!

    « Caniculite aiguë!Rentrée »

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  • Commentaires

    3
    Lundi 10 Août 2015 à 20:38

    Allez zou! Haut les coeurs!  cool

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    2
    Bateau bleu
    Lundi 10 Août 2015 à 18:00

    bonne vacance et cesse donc de provoquer les cieux yes

     

    1
    Manu Zazen
    Lundi 10 Août 2015 à 17:57

    Désastre des astres !  J'ai loupé Pity Woman ! yes

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